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Temple d'Apollon

Toulouse romaine

 

Le temple d'Apollon ou de Minerve  était situé en bord de Garonne. Il y était encore au IVème siècle. Sa forme était un décagone symétrique, de 14 mètres de diamètre, surmontée d'une coupole percée en son centre d'un oculus pour l'éclairer et dont le pourtour était recouvert de colonnes torsadées ou sculptées, terminées par des chapiteaux de marbre blanc.

Par la suite, les Wisigoths élevèrent à sa place une basilique,  sanctuaire chrétien. Cette basilique fut détruite en 1775.

A son emplacement, on y trouve actuellement l'église de la Daurade et l'école des Beaux-Arts. Il n'était pas loin du théâtre du Pont-Neuf.

En 1669, lors de la rupture de la chaussée du Bazacle, on aperçut des vestiges du temple. L'étude des matériaux découverts indiquèrent une origine antérieure à la période wisigothique. Ce temple se situait à moins de 200 mètres du théâtre antique

 Illustration de Pertuzé dans "Petite histoire de Toulouse".

En 1761, Jean-François de Montaigu, né à Toulouse en 1729, s'est intéressé à la démolition du vieux temple et a noté dans ses Recherches sur les antiquités de Toulouse : "Si cette démolition avait été faite avec plus de soin, et sous les yeux de personnes éclairées, elle nous aurait procuré des monuments précieux et des vestiges indubitables du temple construit par les Romains. J'avais fait mettre de côté, du consentement des Religieux, plusieurs colonnes, un bas-relief de marbre blanc, représentant Vénus qui tient l'Amour par la main, une tête double de Janus. Dans la nuit, ces morceaux furent enlevés ou détruits par les ouvriers. Je n'ai pu conserver que quelques briques de l'hémicycle ... qui portent l'empreinte de noms romains, imprimés en relief. On y lit les mots Atius, Sabinius, Genialis, Apolus, Nici, O.P.S. ...". Jean-François de Montaigu, avec les restes du temple, tenta une reconstitution dans sa propriété de Muret (près de Toulouse) qui fut détruite par l'inondation de 1875.

Toulouse romaine

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