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la biche de Cérynie


 Eurysthée ordonna ensuite à Hercule de lui ramener la biche du mont Cérynie dont la particularité était d'avoir des cornes d'or et des pieds d'airain. Elle était si rapide que jamais personne n'avait pu l'attraper. Cette biche était consacrée à Diane/Artémis, déesse de la Lune et de la chasse et Hercule devait la capturer vivante. La traque dura un an, la biche courut jusqu'en Istrie,  pays des Hyperboréens, où Apollon apparaît tous les dix-neuf ans pour chanter ses propres louanges, endroit où un printemps perpétuel régnait. Fatiguée, la biche retourna alors sur ses pas, toujours poursuivie par Hercule et, elle atteignit enfin les rives du Ladon. Cependant, comme elle hésitait à traverser le fleuve qu'avaient grossi les pluies. Hercule profita de son indécision pour bander son arc et d'une flèche ordinaire, pas d'une qu'il avait enduite du sang de l'Hydre et qui serait mortelle, il atteignit la biche entre l'os et le tendon, sans que soit répandue une seule goutte de sang, il lui immobilisa les deux pattes de devant et la chargea sur ses épaules. Comme il ramenait l'animal, il rencontra Diane et Apollon qui lui firent des reproches et qui lui réclamèrent la biche. Hercule rejeta la responsabilité de sa capture sur Eurysthée. La déesse l'autorisa à ramener l'animal à Eurysthée, à condition de le relâcher ensuite sans lui faire de mal.

Minerve/Athéna  armée, protégée par l'égide. Relief du IIe ou IIIe siècle retrouvé à Chiragan. Provient sans doute d'un des reliefs des travaux d'Hercule. Minerve aida Hercule au cours de ses recherches. Il n'y a pas au musée Saint-Raymond de relief retraçant cet épisode des travaux d'Hercule.